Le collectif de Brangoulo

Les fondements, la raison d’être du projet : autonomie, partage et bienveillance

Le collectif de Brangoulo naît de l’idée de transitionner vers une vie plus sobre, robuste et résiliente que celle héritée de nos parents.

Nous souhaitons transmettre des valeurs fortes à nos enfants : autonomie, réalisme quant aux conséquences de nos actes, sens du collectif. Nous faisons pousser nos fruits et légumes, nous coupons le peu de bois nécessaire pour nous chauffer. Nous produisons le peu d’énergie dont nous avons besoin, nous collectons les eaux de pluie pour nous abreuver. Nous retrouvons une place durable et soutenable dans notre environnement. Nous rendons au vivant son rang de sujet, et non plus d’objet/ressource. L’intelligence collective, l’entraide, la bienveillance nous aident grandement à nous adapter à ce mode de vie : nous nous organisons pour traverser la fin d’un modèle auquel on ne croit plus. Nous redevenons humbles humains.

Nous y allons gaiement, sûrement, avec lucidité, sans regarder en arrière, les yeux pleins d’amour et d’enthousiasme ! Nous y allons avec tous ceux qui souhaitent se joindre à nous avec les mêmes objectifs et la même conscience du défi humain que cela représente.

Le site : un hameau de pierres et d’ardoises à quelques kilomètres de l’Océan

Pour mener à bien ce beau projet de vie en collectif, nous avons fait le choix de nous installer sur la commune de Guidel, dans le hameau abandonné de Brangoulo. Ce hameau a toujours accueilli des activités agricoles et offre de nombreux atouts : il est protégé de l’urbanisation, entouré d’un domaine géré en agriculture biologique depuis plus de 10 ans, à proximité immédiate d’une petite ville et à quelques kilomètres seulement de l’Océan Atlantique. Enfin, il rassemble de nombreux bâtiments en pierre à rénover.

Les habitations du hameau se concentrent sur 1,5 hectares. Le hameau bénéficie de 8 hectares agricoles périphériques (en rouge sur la carte ci-dessous) et d’une exploitation agricole susceptible d’accueillir toute activité qui souhaiterait s’y développer.

Une route traverse le hameau et rend ses activités en partie visibles et tournées vers l’extérieur. Il n’a a priori pas vocation à s’isoler du reste du monde…

Brangoulo au premier plan, les méandres de la Laïta, frontière naturelle entre Morbihan et Finistère (photo Benoit Stitchelbaut, Novembre 2019).

La rénovation du site

Aujourd’hui, Brangoulo est inhabité. L’ensemble des maisons est à rénover. Nous réfléchissons d’ores et déjà à un « design » du site qui permettrait de valoriser chaque bâtiment en permettant d’accueillir toutes les activités que nous souhaitons voir s’y développer.

A ce jour, nous imaginons des maisons individuelles et collectives, équipées de séjour, cuisine, salle de bain et chambres. Chacune possèdera ses réserves d’eau, un système de chauffage individuel, et rejettera ses eaux dans une phyto-épuration collective. Chaque maison aura également un petit espace jardin réservé.

Mais, surtout, nous souhaitons des équipements collectifs (C1, C2, C3) qui rassemblent et permettent des activités communes :

  • Ateliers partagés (bois, métal, généraliste) ;

  • Salle de réunion, réfectoire commun ;

  • Espaces de transformation des ressources alimentaires produites sur place, cuisine collective ;

  • Ludothèque ;

  • Bibliothèque ;

  • Chambres d’amis mutualisées ;

  • Bureaux et espaces de travail communs ;

  • Etc. …

Ces équipements viendront compléter les besoins de chaque porteur de projet.

La structuration juridique et le modèle économique

promouvoir Aujourd’hui, Brangoulo appartient à une Société Civile Immobilière à vocation coopérative. Chaque nouvel arrivant entre au capital de la Société. Un résident = une part = une voix, y compris pour les enfants. Chaque foyer occupe sa maison individuelle ou son appartement et paye un loyer modéré qui permet de financer la rénovation et l’entretien du lieu. Les résidents prêtent ce qu’ils peuvent au collectif et récupèreront leurs apports à leur départ. C’est la colonne vertébrale légale de l’habitat collectif. Les décisions y sont prises selon le principe du consentement. Les statuts de la SCI sont disponibles ici.

En parallèle, la Société Civile d’Exploitation Agricole « Les Jardins de Brangoulo » est titulaire d’un bail en fermage sur 8 hectares et propose aux arrivants de s’associer pour participer à l’activité maraîchère ou pour développer toute activité agricole : mutualisation des surfaces, des moyens et des modes de commercialisation (boutique à la ferme, circuits courts). La SCEA bénéficie d’une autorisation d’exploiter mais chaque nouvel exploitant devra en faire la demande pour démarrer. Les autorités soutiennent notre projet. Les statuts de la SCEA sont disponibles ici.

Enfin, une Association dont l’objectif est de promouvoir les techniques de rénovation autonomisantes de l’habitat ancien et de promotion de la biodiversité permet d’organiser des événements sur place : formation, chantiers participatifs, etc.

C’en est où financièrement ?

Nous avons, à ce jour, acquis le foncier et avons la capacité de financer la rénovation de deux maisons d’habitation. L’idée est de loger notre famille ainsi qu’un ou deux autres foyers qui apporteraient des fonds au projet pour rénover la maison suivante, et ainsi de suite… Nous envisageons également le recours à un emprunt à une banque éthique ou à tout autre organisme coopératif pour donner une plus grande impulsion au démarrage de la réhabilitation de Brangoulo et, par conséquent, à sa capacité d’accueil.

Nous tablons sur une installation au dernier trimestre 2020. 

Quelles activités de vie à Brangoulo ?

Une ferme maraîchère

Jusqu’à 10 maraîchers peuvent se répartir l’espace disponible et le temps de travail pour des revenus décents !

Un petit élevage

Accueillir des animaux sans les exploiter, prélever sans léser. Pas de viande : des oeufs, du fromage, de la fiente et du crottin, de la laine…

Une ferme pédagogique

Sensibiliser aux enjeux de l’autonomie alimentaire et au rôle de la vie et de la biodiversité dans la production (vie du sol, auxiliaires, mares, bosquets, etc.) .

Un jardin de semences

Afin de tendre vers l’autonomie alimentaire, nous produisons nous-mêmes l’essentiel de nos semences ! Un métier en soi !

Du pain

Pétri et cuit localement, avec des farines issues de la production de la ferme.

Des bureaux partagés

Un espace de travail collaboratif, une capacité d’accueil pour des formations ou des réunions.

Un verger permaculturel et ses oies

Pêches, prunes, pommes, poires, cerises… De quoi nourrir tous les habitants et bien plus encore !

Des abeilles

Cohabiter avec les abeilles et les autres pollinisateurs, sensibiliser les visiteurs à leur rôle essentiel.

Des plantes aromatiques et médicinales

Pour soigner nos maux au quotidien, sous forme de tisanes, d’onguents, de macérats voire d’huiles essentielles et d’hydrolats produits sur place !

Une école

Une école qui reconnecte les enfants à la nature, et à leur être.

Des soins

Soins, rééducation, accompagnement, par des professionnels ouverts et non sectaires.

Etc. Liste non exhaustive !

Brangoulo au premier plan, la ville de Guidel et son clocher à gauche, enfin, au loin, Lorient à gauche, l’Océan Atlantique et l’île de Groix à droite (photo Benoit Stitchelbaut, Novembre 2019).

Cela m’intéresse ! 

Je veux suivre l’avancée du projet et, pourquoi pas, y participer !

 En vous inscrivant vous resterez informé.e de l’avancée du projet et recevrez des invitations à participer aux activités du site : réunions d’information, chantiers participatifs, etc. Vous pouvez, si vous le souhaitez, indiquer votre numéro de téléphone, car il se peut que l’on se mette un jour à vous lancer des invitations par SMS.

Les initiateurs

Alexandre Sahal et Stéphanie Gabillet

Alexandre Sahal et Stéphanie Gabillet

Porteurs du projet

Alexandre, 38 ans, est géographe de formation, Universitaire et chercheur. Il tourne la page de cette activité en 2013 pour poser ses valises en Bretagne et y créer une société commerciale avec des amis. Il quitte ses associés en 2017 pour se consacrer à sa vie de famille. Il est aujourd’hui à temps plein sur le développement du projet familial de vie en collectif à Brangoulo. Défrichage, rencontres et montage du projet constituent son quotidien.

 Stéphanie, 36 ans, est orthophoniste et rêve de regards croisés avec d’autres professionnels de santé, en extérieur, connectés à la nature.

Ils sont accompagnés dans ce projet par Augustine, bientôt 2 ans, et Jules, 4 ans !

Un éco-hameau sereinement accompagné par les Compagnons Oasis !

ce qui n’empêche pas de militer et de désobéir !

Crédits : illustrations libres de droits (auteur tristement inconnu), photographies aériennes par Benoit Stichelbaut, cartographie GoogleMaps, BD Ortho et BD Parcellaire.